L’esprit est artificiellement abaissé à un état inférieur dominé par la passion ou l’ignorance.

Les individus en quête de gratification matérielle manquent souvent de véritable intelligence, bien qu’ils le croient. Ces personnes égarées critiquent fréquemment les souffrances de l’existence matérielle à travers d’innombrables livres, chansons, articles de presse, émissions de télévision et discussions communautaires ; pourtant, elles ne peuvent pas se libérer de la vie matérielle, même pour un instant. Ce passage illustre clairement comment on devient piégé par l’illusion. Une personne matérialiste pense constamment : « Quelle belle maison ! Je souhaite que nous puissions l’acheter » ou « Quelle belle femme ! Je souhaite pouvoir l’étreindre » ou « Quel poste prestigieux ! Je souhaite pouvoir l’atteindre » et ainsi de suite. Les termes saṅkalpaḥ sa-vikalpakaḥ signifient qu’un matérialiste est perpétuellement engagé à concevoir de nouveaux plans ou à modifier ceux qui existent pour améliorer son plaisir matériel, même en reconnaissant, lors de moments de clarté, que la vie matérielle est pleine de souffrances. Selon la philosophie Sāṅkhya, l’esprit, provenant du mode de bonté, éprouve naturellement un état pacifique caractérisé par un amour pur pour Kṛṣṇa, dépourvu de tourments mentaux, de déceptions ou de confusions. Au lieu de cela, l’esprit est artificiellement abaissé à un état gouverné par la passion ou l’ignorance, menant à une insatisfaction perpétuelle.

Source : A.C. Bhaktivedanta Swami Prabhupada (édition 2014), « Srimad Bhagavatam », Onzième Chant, Chapitre 13 – Texte 9-10.