Il est important de ne pas s’investir de manière excessive dans des activités axées sur le bien-être de sa famille, ses proches, ses concitoyens, la société et la communauté.
Les personnes ignorantes ne réalisent pas que chaque individu est responsable de ses propres actes et réactions dans la vie. Tant qu’un être vivant, qu’il soit un enfant ou un jeune homme, demeure innocent, il appartient aux parents de lui inculquer les valeurs essentielles de la vie. Une fois que l’enfant a grandi, il doit s’acquitter de ses responsabilités de manière appropriée. Après leur décès, les parents ne peuvent plus aider leurs enfants. Un père peut léguer des biens pour le soutien immédiat de sa descendance, mais il ne doit pas être trop préoccupé par l’avenir de sa famille après sa mort. C’est un signe d’une âme conditionnée. Non seulement il se livre à des activités peccamineuses pour satisfaire ses propres désirs, mais il amasse également d’importantes richesses à laisser derrière lui, afin que ses enfants puissent également vivre dans le confort matériel.
Quoi qu’il en soit, la peur de la mort est universelle, d’où le terme bhaya, ou peur. Bien que le roi Puranjana se soit attardé sur sa femme et ses enfants, la mort n’a pas attendu. La mort ne fait de concession à personne ; elle accomplit son devoir sans délai. Étant donné que la mort emporte inévitablement l’être vivant, elle constitue la réalisation ultime de Dieu pour les athées, qui gaspillent leur existence à se soucier de leur patrie, de la société et de leurs proches, négligeant ainsi la conscience de Dieu. Dans ce verset, le terme atad-arhanam revêt une grande importance, signifiant qu’il ne faut pas être excessivement absorbé par des activités axées sur le bien-être des membres de sa famille, ses compatriotes, ou la société en général. Rien de tout cela ne favorisera la progression spirituelle d’un individu.
Malheureusement, dans la société moderne, ceux qui se prétendent éduqués n’ont aucune notion du progrès spirituel. Bien qu’ils aient l’opportunité d’évoluer spirituellement dans la forme de vie humaine, ils errent loin du chemin. Ils gaspillent leur existence en se préoccupant uniquement du bien-être matériel de leurs proches, compatriotes, et de la société. Le véritable devoir de chacun est d’apprendre à surmonter la mort. Le Seigneur Krishna décrit ce processus de conquête de la mort dans la Bhagavad-gita (4.9) :
janma karma ca me divyam evam yo vetti tattvatah
tyaktva deham punar janma naiti mam eti so ‘rjuna.
Celui qui comprend la nature transcendantale de Mon apparence et de Mes activités ne se réincarne pas dans ce monde matériel après avoir quitté son corps, mais atteint Ma demeure éternelle, ô Arjuna. Une fois qu’il a abandonné ce corps, celui qui est pleinement conscient de Krishna ne prend pas un autre corps matériel, mais retourne chez lui, vers la divinité. Chacun devrait s’efforcer d’atteindre cette perfection. Malheureusement, au lieu de cela, les gens se laissent distraire par des pensées de société, d’amitié, d’amour et de parenté. Cependant, ce mouvement de la conscience de Krishna éduque les gens du monde entier et leur montre comment surmonter la mort. Harim vina na srtim taranti. On ne peut pas triompher de la mort sans se tourner vers la Personnalité Suprême de la Divinité.
Source : A.C. Bhaktivedanta Swami Prabhupada (édition 2014), « Srimad Bhagavatam », Fourth Cantique, Verset 28 – Texte 22