La population n’a le droit d’utiliser les biens qu’après les avoir offerts à la Personnalité Suprême de la Divinité.
Il existe un vaste système de production de biens industriels et agricoles à grande échelle, mais ces produits sont avant tout conçus pour satisfaire les sens. C’est pourquoi, en dépit de ces capacités de production, une pénurie se fait sentir, car la population mondiale compte de nombreux voleurs. Le terme « cori-bhute » évoque cette tendance de la population à sombrer dans le vol. Selon la vision védique, les hommes deviennent des voleurs lorsqu’ils orientent le développement économique vers la seule satisfaction des sens. La Bhagavad-gita souligne également que quiconque consomme des grains sans les offrir à la Personnalité Suprême de la Divinité, Yajna, est considéré comme un voleur et risque d’être puni. Selon le principe du communisme spirituel, toutes les ressources de la Terre appartiennent à la Personnalité Suprême de la Divinité. La population n’est autorisée à utiliser ces biens qu’après les avoir offerts à cette Personnalité suprême. Cela fait partie du processus d’acceptation du prasada. Si l’on ne consomme pas de prasada, on est indéniablement un voleur. Il incombe aux dirigeants et aux rois de réprimer de tels voleurs et de maintenir l’harmonie dans le monde. Sans cela, la production de céréales cesserait, et la famine menacerait les populations. En effet, non seulement les gens devront se contenter de moins, mais ils en viendront à s’entretuer et à consommer la chair des leurs. Ils tuent déjà des animaux pour leur chair ; alors, lorsque les céréales, légumes et fruits viendront à manquer, ils n’hésiteront pas à s’attaquer à leurs propres fils et pères pour se nourrir.
Source : A.C. Bhaktivedanta Swami Prabhupada (édition 2014), « Srimad Bhagavatam », Fourth Cantique, Verset 18 – Texte 07