Un chef de famille qui s’occupe de nombreux membres dépendants ne doit pas se voir comme le Seigneur.

Un homme de famille se comporte souvent comme un seigneur, protégeant sa femme, dirigeant ses enfants, gérant les domestiques et surveillant ses petits-enfants et animaux domestiques. L’expression « na pramādyet kuṭumby api » suggère que même si l’on agit comme un seigneur mineur, entouré de famille, de serviteurs et d’amis, il ne faut pas laisser l’orgueil faussement influer sur sa perspective, en pensant à soi-même comme le véritable Seigneur. Le terme « vipaścit » souligne l’importance de rester sobre et sage, en se rappelant toujours que l’on est un serviteur éternel du Seigneur Suprême.

Les chefs de famille de tous milieux sociaux et économiques deviennent attachés à diverses formes de plaisirs sensoriels. Néanmoins, peu importe la classe, il est essentiel de reconnaître que toute gratification matérielle, que ce soit dans cette vie ou dans la suivante, est éphémère et finalement insignifiante. Le devoir d’un chef de famille responsable est de guider ses membres et ses dépendants vers un retour auprès de Dieu, pour une vie éternelle remplie de bonheur et de connaissance. Il convient d’éviter de devenir un seigneur faussement élevé, même pour un court moment, car cela ne fera que maintenir lui-même, et sa famille, piégés dans le cycle continu de la naissance et de la mort.

Source : A.C. Bhaktivedanta Swami Prabhupada (édition 2014), « Srimad Bhagavatam », Onzième Chant, Chapitre 17 – Texte 52.