Les réactions malheureuses ou agréables du karma agissent, en fin de compte, sur le faux ego.
Le corps physique est composé de terre, d’eau, de feu et d’air, tout comme des briques et des pierres. Notre conscience, qui s’identifie à tort au corps, fait l’expérience de la joie et de la détresse, et des actions (karma) sont entreprises lorsque nous percevons incorrectement notre identité comme celle des consommateurs du monde matériel. Le faux ego est un mélange mental trompeur entre le soi et le corps, qui sont en réalité des entités fondamentalement distinctes. Étant donné que le karma découle de cette conscience illusoire, de telles activités sont également illusoires et manquent de fondement réel tant dans le corps que dans l’âme. Lorsqu’un individu, piégé par ses conditionnements, s’identifie à tort au corps et se considère comme le jouisseur du royaume matériel, il recherche souvent le plaisir par des relations illicites avec des femmes. Ce comportement pécheur découle de sa croyance erronée d’être le corps et de jouir de relations. Cependant, comme il n’est pas le corps, ses activités de jouissance n’existent pas en vérité ; elles ne consistent qu’en l’interaction de deux formes physiques et en la conscience trompeuse des deux individus. Les sensations liées à des actions sexuelles illicites se produisent au sein du corps matériel et sont faussement attribuées au faux ego comme ses propres expériences. Ainsi, les résultats du karma, qu’ils soient misérables ou plaisants, affectent finalement le faux ego et non le corps, qui n’est qu’une matière physique, ni l’âme, qui se trouve au-delà des interactions matérielles. Le faux ego est une création trompeuse de l’esprit ; par conséquent, c’est ce faux ego qui fait l’expérience de la joie et de la détresse. L’âme elle-même ne peut ressentir de la colère envers les autres, car elle ne s’engage pas dans le plaisir ou la souffrance personnels ; c’est plutôt le faux ego qui éprouve ces émotions.
Source : A.C. Bhaktivedanta Swami Prabhupada (édition 2014), « Srimad Bhagavatam », Onzième Chant, Chapitre 23 – Texte 54.









