Ceux qui atteignent la forme humaine grâce à la qualité de tamo-guna étaient des singes dans leur dernière vie.
En suivant le processus d’évolution, d’une forme aquatique à une forme animale, une entité vivante finit par acquérir la forme humaine. Les trois modes de la nature matérielle sont continuellement présents dans ce processus évolutif. Ainsi, ceux qui atteignent la forme humaine par la qualité de sattva-guna étaient des vaches dans leur précédente incarnation animale. Ceux qui accèdent à la forme humaine grâce à la qualité de rajo-guna étaient des lions dans leur dernière incarnation. Quant à ceux qui parviennent à la forme humaine grâce à la qualité de tamo-guna, ils étaient des singes dans leur dernière vie. Aujourd’hui, les anthropologues modernes, comme Darwin, considèrent que ceux issus de l’espèce des singes descendent effectivement des singes. Il est ici indiqué que ceux qui ne s’intéressent qu’à la sexualité ne sont en réalité pas supérieurs aux singes. Ces derniers sont particulièrement habiles dans le domaine de la jouissance sexuelle, au point que des glandes sexuelles peuvent être prélevées sur des singes et insérées dans le corps humain pour permettre à celui-ci de bénéficier d’une sexualité active en avançant en âge. C’est ainsi que la civilisation moderne a évolué. En Inde, de nombreux singes ont été capturés et envoyés en Europe afin que leurs glandes sexuelles remplacent celles des personnes âgées. Ceux qui descendent des singes manifestent un intérêt pour l’expansion de leurs lignées aristocratiques par le biais de la sexualité. Les Védas mentionnent également certaines cérémonies conçues spécifiquement pour améliorer la sexualité et favoriser l’ascension vers des systèmes planétaires supérieurs, où les demi-dieux s’adonnent aux plaisirs amoureux. Les demi-dieux sont également très enclins au sexe, étant donné que cela constitue un principe fondamental de la jouissance matérielle.
Source : A.C. Bhaktivedanta Swami Prabhupada (édition 2014), « Srimad Bhagavatam », Cinquième Cantique, Verset 14 – Texte 30